Charte déonthologique

Objet de la charte

Notre charte commune d’éthique est inspirée de déclaration commune des trois principales associations françaises de coaching : SF Coach, EMCC/AEC, ICF. Cette charte nous engage envers nos clients, et constitue le fondement éthique de notre pratique. Elle repose sur les valeurs portées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Son but est d’établir un cadre protégeant le ou les coachés, le coach, et les éventuels prescripteurs ou tiers qui auraient partie prenante, directement ou indirectement, dans la relation coach-coaché.

Obligations du coach

1-Formation professionnelle initiale et permanente :
Le coach a reçu une formation professionnelle initiale théorique et pratique de haut niveau apte à créer une compétence d’exercice du métier de coach. Il s’engage à régénérer sa formation et son développement personnel tout au long de l’exercice de sa profession, via des participations à des sessions de formation complémentaire, à des conférences, ou à des colloques organisés par la profession.
2- Processus de travail sur soi :
Le coach atteste d’une démarche de travail sur lui-même approfondie,  jamais vraiment achevée, même si grandement avancée, car l’évolution est continue, ce travail étant bien distinct de sa formation.
3- Supervision :
Le coach a un lieu de supervision de sa pratique. Cette supervision est assurée en individuel ou en groupe par un ou des pairs qualifiés.
4- Confidentialité :
Le coach est tenu par le secret professionnel. Il prend toutes les précautions pour maintenir l’anonymat des personnes qui le consultent et, en particulier, ne communique aucune information à un tiers sur une personne sans son accord exprès. Toute information sur un client est traitée de façon strictement confidentielle sous réserve du respect des lois en vigueur. Cette règle de confidentialité est essentielle pour l’établissement d’une relation de confiance sans laquelle le processus de coaching ne peut ni commencer, ni perdurer.
Le client est néanmoins informé que dans certaines circonstances graves, où lui-même représente un danger pour lui-même ou pour les autres, le coach peut sortir de la confidentialité et entreprendre une action appropriée.
5- Indépendance :
Le coach se maintient dans une position d’indépendance. Dans un contrat tripartite, il s’astreint à ne rien communiquer du contenu des séances, ni à la hiérarchie du coaché, ni à aucun autre tiers, et cela dans le seul intérêt du coaché. Le coach garde sa liberté de refuser un contrat de coaching pour des raisons personnelles ou éthiques ou qui le mettrait en porte-à-faux par rapport à l’application de la présente charte.
6- Neutralité- Laïcité :
Le coach s’interdit d’exprimer toute opinion politique, religieuse ou philosophique, tant dans la pratique des entretiens qu’à travers les documents remis. Chaque coach du groupement veillera au respect strict de la laïcité.
7- Respect de la personne :
Une des caractéristiques d’une relation d’accompagnement telle que le coaching est l’existence d’un lien transférentiel entre coach et coaché. Ce lien peut mettre le coaché dans une relation de dépendance vis à vis du coach. Le coach n’en tirera pas avantage et s’abstiendra de tout abus de pouvoir et de passage à l’acte à l’encontre du coaché. Le coach veillera donc à prévenir tout abus de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse d’un usager au sens de l’article 223-15-2 du code pénal.
8- Attitude de réserve vis à vis des tiers :
Le coach observe une attitude de réserve vis à vis des tiers, public ou confrères, au travers d’informations qu’il peut livrer sur l’exercice de son métier, lors d’interviews ou de conférences, pour éviter, par exemple, tout risque de reconnaissance de ses clients par autrui, ou encore utiliser ses clients à des fins médiatiques.
Il pourrait toutefois être dérogé à cette règle dans le cadre de programmes pédagogiques, par exemple, sous réserve de l’accord exprès du ou des coachés et, le cas échéant, de l’organisation donneuse d’ordre.
9- Devoirs envers l’organisation :
Le coach est attentif au métier, aux usages, à la culture, au contexte et aux contraintes de l’organisation pour laquelle le coaché travaille. En particulier, le coach garde une position extérieure à l’organisation et ne prend pas position ni ne s’ingère dans des questions internes, notamment de gestion des ressources humaines.
10- Obligation de moyens :
Le coach met en œuvre tous les moyens propres à permettre, dans le cadre de la demande du client, le développement professionnel et personnel de celui-ci, y compris en ayant recours, si besoin est, à un confrère. Le coaché reste seul responsable de ses décisions.

Philippe ROBINET
Gérant